Consulting : « Aider les gens à aller plus loin dans leurs projets » pour Séverine Bourlier

Séverine Bourlier, Présidente de LesAmbassadeursFR, était l’invitée de RTL à l’émission « Mon métier, ma passion » du 07 mai 2022. Une occasion pour parler du métier de « Conseil ». Exrait.

C’est votre rendez-vous du samedi soir. L’occasion d’entendre des professionnels, de découvrir leur quotidien, de découvrir des métiers aussi. Ce soir, on part à la rencontre de Séverine BOURLIER, la présidente de LesAmbassadeursFR, c’est une entreprise de consultance.

Pierre Herbulot :

Oui et je vais être très franc avec vous : je n’avais aucune idée, avant la chronique, de ce qu’était un consultant. Donc je suis parti au congrès qui regroupe tous les professionnels de ce qu’on peut aussi appeler les métiers de conseil [ndlr : CINOV] et c’est là, que j’ai rencontré Séverine qui m’a expliqué la définition de « consultant ».

Séverine Bourlier :

En fait, on intervient auprès des organisations et des personnes, depuis le projet jusqu’à la prise en main de solutions pour permettre aux gens de pouvoir aller plus en avant dans leur(s) propre(s) projet(s).

Des exemples : Saint Barthélémy qui est une ancienne commune de la Guadeloupe et devient Collectivité d’outremer, qui doit créer sa propre chambre consulaire locale sachant que l’île est petite, et qui fait appel à mes services pour créer cet organisme public qui n’existe pas. Cela peut être également un accompagnement dans la mise en place de Qualité de Vie au Travail ou encore la prise en charge du handicap au sein d’une entreprise. Aujourd’hui, j’ai énormément de prestations en communication pour des organismes qui n’ont pas forcément l’appétence et la compréhension des enjeux de la communication.

Effectivement, c’est très vaste ! Et ça fait un peu penser au cabinet McKinsey qui a conseillé le gouvernement pour des sommes assez folles, d’ailleurs ça a fait polémique !

Pierre Herbulot :

Alors, sur le fond, c’est le même métier mais pas du tout à la même échelle balaye Séverine BOURLIER.

Séverine Bourlier :

Je pense qu’on a le même code APE, mais on a pas le même métier.

Vous avez des énormes cabinets qui aujourd’hui font du « consulting » mais ont, en leur sein, des personnes qui vont abattre des dossiers. Nous, on on a tendance à accompagner de l’humain. C’est vraiment la différence. Je ne connais pas Mc Kinsey, je ne vais pas faire de dénigrement, mais ils ont plutôt une échelle de valeur qui est mondiale, très éloignée de la réalité du terrain.

Comment on devient consultant ?

Pierre Herbulot :

Alors, il n’y a pas de formation à proprement parler mais il faut avoir une expertise dans un domaine particulier : communication, recrutement, mais aussi cuisine pourquoi pas. Par exemple, je suis cuisinier, je sais gérer une entreprise, j’ai ouvert quelques établissements … bref, je suis légitime pour conseiller un jeune chef qui voudrait se lancer. Cela va du concept jusqu’à l’écriture de la carte, en passant par le local. En gros, c’est dégager la route et avoir cette responsabilité en quelque sorte, c’est ce qui plaît à Séverine BOURLIER.

Séverine Bourlier :

J’aime les projets et les rêves des gens.

C’est pour ça que depuis quelques temps, je fais aussi du bilan de compétences. Je me suis fait certifier parce que, à plus petite échelle, le projet d’une personne parfois, c’est le projet d’une vie.

Quand on accompagne une organisation, une association – ou quelque soit – c’est toujours un projet et c’est un bout d’histoire. Et quand on peut permettre que ça se fasse, que des solutions soient apportées, et que les choses prennent vie, je trouve que c’est très enrichissant pour soi. Et on apprend ! Moi, je passe mon temps à me former et on apprend toujours de l’expérience des autres.

Ils sont combien dans son entreprise LesAmbassadeursFR

Pierre Herbulot :

Alors, elle est toute seule ce qui l’oblige, quand elle a de grosses missions, à mettre son entreprise en sommeil quelques mois parce qu’elle ne peut pas répondre à toutes les demandes en même temps. Enfin ça, c’est pour l’instant car elle compte bien agrandir son affaire.

Séverine Bourlier :

J’aimerais bien embaucher un jour, oui oui tout à fait.

J’interviens dans des lycées professionnels, au niveau du BTS, et je garde des contacts avec certains jeunes parce que je me dis qu’ils vont venir, à un moment, apporter des choses que je n’aurais pas. Alors, et je dis ça pour les jeunes qui nous écoutent : vous êtes notre futur donc n’hésitez jamais à apporter une vision nouvelle dans nos métiers.

Des fois, je vois des personnes qui viennent avec des solutions, je regarde et me dis que c’est super. Donc, à un moment donné, embaucher oui pour pouvoir me renouveler.

On pense souvent qu’on a LA solution, mais ce n’est peut-être pas pas la bonne donc en ayant une équipe sur qui je peux asseoir mes projets, ça peut être intéressant.

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